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Les pucerons ont envahi les plants d'aubergine - Ferme du Vinage - Roncq Lille métropole.
- Malgré son calme apparent, le potager en libre cueillette comporte des zones de turbulence où se déroulent des combats insoupçonnés. En cette période de fortes chaleurs, les plants d’aubergine cultivés sous serre sont régulièrement sujets à des attaques de pucerons. Les insectes nuisibles investissent la plante et sucent la sève des feuilles. Les plantes dépérissent et perdent leurs fruits.

Claire est entrain de mettre les auxiliaires au pied des plants d'aubergine - Ferme du Vinage - Roncq Lille métropole.
- À la ferme du vinage, Géraldine privilégie les auxiliaires pour protéger fruits et légumes des ravageurs. Avant d’agir, un technicien de la société Koppert, spécialisé dans la protection biologique des cultures pose son diagnostic. Constatant que les coccinelles prédatrices (Adalia bipunctata) et les syrphes (Episyrphus balteatus) sont déjà très abondants au potager, il préconise désormais l’emploi des Aphidius ervi.

Les momies sont déposées aux pieds des plants d'aubergine - Ferme du Vinage - Roncq Lille métropole.

Des Aphidius ervi pour lutter contre les pucerons

- La femelle de cette petite guêpe perce l’abdomen du puceron pour y pondre un œuf. Trois jours d’incubation sont nécessaires avant le développement de la larve. Le puceron ainsi parasité arrête de s’alimenter et de produire du miellat. Il gonfle, durcit et change de couleur… les spécialistes appellent ce stade la momification. Pendant tout le temps de sa croissance, la larve se nourrit des fluides vitaux de son hôte. Au potager, les cueilleurs attentifs auront sûrement observé quelques amas de couleur marron foncé au pied de certains plants d’aubergine. Il s’agit des graines de sarrasin contenant les momies à partir desquelles écloront des Aphidus ervi adultes.

L'Aphidius ervi prête à pondre ses oeufs - Ferme du Vinage - Roncq Lille métropole.

Au service d’une lutte « raisonnée »

- À la ferme, ce sont cinq cents hyménoptères parasitoïdes que Géraldine et Claire ont lâchés pour cette opération. En sept jours, une femelle aura pondu jusqu’à deux cents œufs et anéanti autant de nuisibles. Les perles grises ou marron percées d’un trou, disséminées sur les feuilles, témoignent de leur fécondité et correspondent aux restes de pucerons momifiés.
Au bout de deux semaines, les insectes prédateurs auront eu raison des nuisibles. Une telle démarche cependant se doit d’être responsable : Géraldine et son équipe ne cherchent pas à éradiquer en totalité les pucerons et autres ravageurs du potager. Les maraîchers préfèrent atteindre un équilibre leur permettant de conserver à la fois insectes, prédateurs et nuisibles. Pour une nature harmonieuse… en somme !

Voir en ligne Découvrez les insectes auxiliaires pour lutter contre les ravageurs